LE RANDONNEUR GLAZIK

LE RANDONNEUR GLAZIK

UN SEJOUR EN AVEYRON

SEJOUR À BROMMAT  (AVEYRON) ORGANISE PAR LE CODEP 29 FFCT

 


 

Dimanche 12 mai 2013

Les courbes infinies de l’Aubrac (120 kilomètres – Dénivelé positif : 2135m.)

 

Arrivés à Brommat (dans le nord de l’Aveyron) le samedi vers 20h00 après une interminable route, nous attaquons les affaires sérieuses dès le dimanche matin. Le ciel est gris, les températures trop fraîches pour la saison. Quoi de mieux qu’une bosse pour se réchauffer ? Et dans le coin ça ne manque pas comme nous le constaterons très vite. Les bosses serviront également à former les groupes, dès la première montée je me retrouve avec deux solides gaillards sur le circuit 1 (le plus long), ça roule un peu vite à mon goût mais comme je ne sais pas où se trouve le gros de la troupe à l’arrière, je continue avec ce sympathique duo jusqu'au pique-nique. Ravitaillement où j’arrive à moitié frigorifié, le climat ne s’améliore pas, peu avant la pause, une grosse averse nous est tombée dessus dans une longue descente. Comme les choses ont été bien pensées, le pique-nique a lieu dans une salle et s’achève avec un café, de quoi réchauffer ma vieille carcasse ! Je décide cependant l’après-midi de ne pas poursuivre avec mes deux compères du matin mais de rentrer tranquille avec un groupe roulant plus posément. Anecdote amusante, nous empruntons une route barrée faite en grande partie par une descente de plusieurs kilomètres, le revêtement a beaucoup souffert et côté vide la chaussée est par endroits écroulée et sécurisée par des barrières, et pour ne rien arranger les pourcentages sont régulièrement élevés. Alors que nous approchons de la fin de la dite descente, les gars qui nous accompagnent et qui ont dévalé la pente bien plus vite sont en train de remonter et annoncent qu’il faut faire demi-tour : il n’y a plus de pont pour passer la Truyère ! Cris d’épouvante de la gente féminine, je ne dis rien mais de ma position plus avancée je vois bien que le pont est intact, on laisse se lamenter les dames un moment et on reprend la route dans un bel éclat de rire. C’est sous la seule belle et véritable éclaircie de la journée que nous remontons de l’autre côté avant d’attaquer la dernière difficulté du parcours, la courte mais redoutable ascension de Brommat à Mur de Barrès.

 


 

Lundi 13 mai 2013

La châtaigneraie aux portes de la vallée du Lot (95 kilomètres – Dénivelé positif : 1810m.)

 

Ce lundi je décide de faire le circuit 2 (le plus court) ce qui me permet de rouler avec les gars du club (Jean-Pierre Gella et les deux Pluguffanais Jean Plouhinec et Georges Le Bihan). La première partie du trajet est marquée par une longue et interminable descente où je ne manque pas de me faire larguer ! J’ai toujours été une « quiche » dans ce genre d’exercice. Après une petite visite à Entraygues-Sur-Truyère nous longeons la vallée, hélas toujours sous un ciel gris et un thermomètre qui refuse obstinément de s’élever… Une longue portion de plat… jusqu’à la mauvaise surprise de la journée : le « raccourci » du circuit 2 nous oblige à attaquer la montagne de front ! 6km5 sur une route très étroite (impossible pour deux voitures de se croiser) qui tient davantage des ribinou qui ont fait la renommée du Tro Bro Leon que d’une chaussée digne de ce nom, et en prime c’est un ribin à 10% de moyenne avec des passages à 15% ! Une véritable horreur qui obligera tout le monde à mettre pied à terre en plusieurs occasions. Cela dit les paysages traversés sont superbes et à la vitesse où chacun avance, on a le temps de les admirer. L’après-midi commence plutôt mal (pour moi uniquement) puisque nous avons droit à une descente sans fin et infernale au point que par instants je me demande où est passée la route ! Evidemment il nous faut bien remonter à un moment ou un autre après être arrivés si bas, et là le démarrage est costaud, une pente bien raide avec de forts pourcentages, mais pour moi pas besoin de mettre pied à terre, je balance tout à gauche et c’est parti pour un bon coup de moulinette. Je revis : ça monte et le soleil brille, une fois rejoint la départementale, le reste de l’ascension est un véritable régal, une pente douce et régulière. La journée s’achève tranquille sur quelques morceaux de plat, une rareté dans le pays.

 


 

Mardi 14 mai 2013

Les plateaux du Carlades (107 kilomètres – Dénivelé positif : 2043m)

 

Mardi je décide de repartir sur le circuit 1 malgré une nuit très courte (à peine trois heures de sommeil) due à la nourriture pas très fine et beaucoup trop grasse à mon goût comme à mon sens. Je pars avec le groupe qui depuis le début fait les grands parcours à allure tranquille, groupe essentiellement composé de cyclos du club de Saint-Evarzec. Au levé le brouillard recouvre la région mais rapidement le soleil s’impose pour la journée sur un paysage magnifique. Au programme, après une première montée pour la mise en jambes, et une déambulation sur un plateau d’une grande beauté d’où la vue sur des sommets enneigés est un ravissement, le col de Curebourse (994m) nous attend. Une fois de plus je suis lâché dans la descente qui le précède, mais vraiment pas de quoi s’affoler, je sais que je reviendrai dans la belle (et plutôt facile) montée de Curebourse. Le pique-nique a lieu dans le charmant petit village de Carlat, évidemment jumelé avec celui de Bruni en Italie, certains ne manqueront pas de se faire photographier devant le panneau qui l’annonce… en ne remarquant même pas le grandiose point de vue qui s’offre à eux à cet endroit ! Et c’est toujours dans un décor superbe et toujours sous le soleil que nous regagnons le gîte, une fin de parcours marquée par une ascension plutôt sévère et qui n’offrait aucun moment de répit. Fatigué et mal en point j’ai l’impression que je n’en verrai jamais le bout, mais je ne veux pas poser pied à terre et finalement je passe le sommet, plus loin par contre le pique-nique du midi lui ne passe pas et termine dans le fossé ! J’achève la balade seul (j’ai « oublié » mon groupe dans la montée), tranquille, sans forcer, profitant de la vue et du calme seulement troublé par le chant des oiseaux, complètement lessivé mais heureux sous le soleil.

 


 

Mercredi 15 mai 2013

Journée de repos

 

En ce jour de récupération la quasi-totalité du groupe est partie en mini-bus visiter quelques coins de la région ; n’étant pas adepte des déplacements en véhicule motorisé, je reste sur le site. Le soleil s’est enfui et la pluie règne en maîtresse absolue et insupportable. Le matin je me lance à l’assaut des bois en face de notre camp de base, sous les arbres je suis un peu à l’abri, évidemment je ne rentre quand même pas très sec après une bonne heure de marche. Il n’y aura rien à attendre du reste de la journée et puisque celle-ci était dite de « repos », j’applique la consigne !

 


 

Jeudi 16 mai 2013

Je déclare forfait !

 

Les prévisions météo ne sont pas bonnes, le ciel est d’une tristesse infinie. Ce jeudi les deux villes les plus froides de l’Hexagone sont Brest et Aurillac (située à une trentaine de kilomètres de Brommat), pas plus de 2°. Autant notre Penn Ar Bed dévoile ses charmes même sous la pluie et la grisaille, autant ici il se dégage une atmosphère à mon goût sinistre et oppressante (impression sans doute due au relief) et c’est dommage tant cette région est resplendissante sous le soleil. Il faut bien l’avouer, se pointe chez moi une lassitude de faire du vélo accompagné d’une météo déplaisante, surtout après une année 2012 où j’ai beaucoup roulé et souvent dans des conditions exécrables. L’effort physique c’est bien, mais le cyclotourisme doit rester un plaisir, je décide donc de déclarer forfait, d’autant que la purée (où la colle, difficile à dire) servit la veille me plombe les boyaux. Au retour de ceux qui auront promené le vélo je n’aurai aucun regret de m’être octroyé une seconde journée de repos.

 


 

Vendredi 17 mai 2013

Les lacs de la Viadene (82 kilomètres – Dénivelé positif : 1609m.)

 

Encore un matin frileux, mais le soleil brille, en route sur le parcours 2, le plus court des deux, car même si j’ai enfin domestiqué la nourriture locale, « L’homme sage est celui qui connaît ses limites » ! Le peloton est éparpillé sur des kilomètres, chacun roule tranquille à son rythme et profite du paysage, je me retrouve avec un couple de Saint-Evarzec et les deux Pluguffanais. Enfin, « rouler tranquille » dans ce coin de France est une formule mal appropriée ! Rien que la mise en jambes nous fait passer deux bosses, mais pas de quoi fouetter un chat, et puis on commence à s’habituer. Pour mériter notre pique-nique il nous faudra en passer deux autres sises dans un décor qui nous fait tout oublier. Un détail encore, la circulation, rien à voir avec notre coin de Bretagne, les voitures ici sont rares et les automobilistes plus respectueux des cyclistes, un seul coup de klaxon (et celui-là était mérité) en une semaine. Entre midi et 13h00 d’antipathiques nuages gris menacent, mais heureusement ils ne font que passer et le soleil s’impose à nouveau. Après le pique-nique nous attend le gros morceau de la journée, d’abord une longue et horrible descente (qui démontre une fois de plus mes piètres qualités de descendeur, je suis sans doute l’un des rares cyclos à récupérer au bas d’une descente plutôt qu’en haut d’une montée !) avant une belle réjouissance : une montée de 8 kilomètres. Un régal dans un panorama grandiose, une ascension qui nécessite quand même trois arrêts indispensables, non pas pour la récupération mais pour le point de vue : un belvédère, le château de Vallon et enfin une coulée de lave aux portes de Lacroix-Barrez, et même si cette dernière dans le genre ne vaut pas le chaos de Huelgoat, elle mérite une pause. Une fois en haut, il ne restait plus qu’à rentrer tranquillement à Brommat avant qu’à nouveau la pluie, sous la forme de fortes averses, ne fasse son retour.

 


 

Malgré les efforts de la pluie et du froid pour nous pourrir le séjour on ne peut que garder en mémoire les bons moments (et ils sont nombreux) de cette semaine à Brommat ; au final il y aura quand même eu trois sorties sur cinq où le soleil aura brillé, vu la tendance sur la France en ce mois de mai le bilan est positif. Une belle région, un groupe sympathique, une organisation sans faille (un grand merci à Jean-Marc Voisin, responsable de la commission tourisme au CODEP 29 FFCT). Ma seule réserve concernera la « bouffe » qui aura remué bien des intestins, mais si celle-ci aura un peu altéré nos « performances » sur le vélo, elle ne sera pas venue à bout de la bonne humeur qui aura régné tout au long de la semaine. Une première (pour moi) qui en appelle d’autres…

 




16/01/2014
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