LE RANDONNEUR GLAZIK

LE RANDONNEUR GLAZIK

HUELGOAT

1650 habitants, commune du Parc Naturel Régional d’Armorique dans le Finistère. An Huelgoad, du breton uhel (haut) et koat (bois), le bois d’en haut, la haute forêt. C’est par une très belle journée de septembre 2012 (le 7 pour être précis) que mon camarade Fred et moi-même partîmes une fois de plus randonner dans cet endroit qui dit-on faisait autrefois partie de la légendaire forêt de Brocéliande.

 


 

Je ne me lasse pas de venir déambuler dans ce coin de Bretagne, j’y reviens régulièrement depuis longtemps et même pour des périodes de trois ou quatre jours quand je pousse mon bâton de marche à tête de troll jusqu’aux roc’hs des Monts d’Arrée situés tout près. La transition entre ces deux sites est étonnante, l’on passe de la luxuriance de Huelgoat à l’aridité des vieilles montagnes balayées par les vents.

 

 

 

Le moulin du chaos. Construit en 1339, il a successivement appartenu aux ducs de Bretagne, au roi de France, aux propriétaires de la mine de plomb argentifère. Aujourd’hui il est propriété du Parc Naturel Régional d’Armorique.

 


 


 


 


 

Dans le coin se trouve la  grotte du diable. En Bretagne c’est plus fort que tout, un site un tantinet insolite et vlan ! On y colle une légende !

Un valeureux révolutionnaire avait trouvé refuge dans la dite grotte alors qu’il était poursuivi par d’horribles chouans, ennemis du peuple et de la Révolution. Comme il avait froid, il alluma un feu. Quand les chouans descendirent dans la grotte, derrière le feu, ils crurent voir le diable : Le révolutionnaire portait un chapeau orné de plumes rouges et tenait une fourche pour se défendre. Les chouans décampèrent en hurlant : « Au diable ! »... En voilà une histoire qui sent son parti pris républicain à plein nez !

 


 


 


 


 

Le chaos. Il y a bien sûr une explication à ce phénomène, pour faire court disons que les énormes pierres visibles aujourd’hui sont des roches éruptives montées des profondeurs de la terre sous forme de magma. En refroidissant elles se sont solidifiées à quelques kilomètres de la surface et se sont fissurées. L’érosion fera le reste en quelques millions d’années.

Bien sûr le lieu possède sa légende, pour la connaître rendez-vous plus bas…

Un certain nombre de roches remarquables disparurent lorsque ce site fut la victime de l’avidité de l’homme et de ses carrières de pierre. Heureusement grâce à de bonnes âmes la commune put racheter le site et le protéger.

 


 


 

Plutôt que de se contenter d’admirer et de se taire, dans ce coin-là on trouve ce que l’on appelle le ménage de la vierge. Un semblant de grotte où la personne équipée d’une imagination complaisante (et bien guidée par les récits et écrits sur le sujet) y verra des fauteuils, un plumard, une louche, un chaudron, etc. Je n’y aie pas fait de photo, ce jour-là il y avait embouteillage…

 


 


 


 


 


 


 

La forêt couvre 1147 hectares et se compose essentiellement de chênes, de hêtres et de pins sylvestres. La forêt fut durement touchée par l’ouragan qui frappa la Bretagne en 1987, mais comme le Val Sans Retour en Brocéliande victime d’un incendie qui ravagea 500 hectares en 1990, la nature et l’homme ont su rendre à ces lieux toute leur beauté et leur magie.

 


 


 


 


 


 


 

Le gouffre. D’après la légende, Dahut, fille du roi Gradlon, dont on sait la vie de patachon qu’elle mena, quand elle ne faisait pas les folies de son corps dans la ville d’Ys aimait s’envoyer en l’air en son château (kastell ar Guibel) situé en surplomb du gouffre. C’est de là que cette mante religieuse faisait jeter ses amants d’un soir.

Finalement la bougresse, responsable de l’engloutissement de la ville d’Ys, fut transformée en sirène par Saint Guénolé qui l’expédia à son tour dans le gouffre pour que de son chant elle couvre les sanglots de ses malheureux amants.

 



 


 

 

Mon camarade Fred visiblement content d’être heureux d’être là !

 

 

La mare aux fées. Le jour les fées venaient y peigner leurs cheveux d’or en contemplant leur reflet dans la mare. Par contre les croiser dans la nuit et c’est à une bande de vieilles et laides sorcières édentées que l’infortuné aura affaire ! Un grand classique.

 


 


Ça ne se remarque pas, mais moi aussi je suis content d’être heureux d’être là !

 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

 


 


 


La grotte d’Artus. Il semblerait que le bon vieux roi Arthur y pique un roupillon en attendant le jour où il se réveillera pour sauver le royaume de Bretagne… On se demande du coup qui est-ce qui se la coule douce sur l’île d’Avalon ?!

 

Il est dit également qu’Arthur y aurait planqué un trésor découvert dans le Val sans Retour en forêt de Brocéliande, et ceci grâce à Merlin… On n’a pas fini de recycler nos vieilles légendes.

 


 


 

La mare aux sangliers. Il y a sûrement une légende qui traîne quelque part sur cet endroit mais là encore, comme les autres sites remarquables de Huelgoat, il se suffit à lui-même, pas besoin de faire de longs discours pour l’apprécier.

 


 


 


 


 


 


 


 

 


 

 



 



 

Le chaos, la légende. Huelgoat reçu la visite d’une célébrité en la personne de Gargantua, ayant un petit creux il quémanda à manger aux habitants. Ces derniers lui servirent une maigre et peu goûteuse pitance. Furieux, il s’en alla en jurant de se venger. Après s’être rassasié dans le Léon (curieux quand on sait que le Léonard n’a rien à envier au Bigouden !) il alla faire une promenade digestive sur la côte, là il saisit de gros galets et les lança sur Huelgoat.

 


 

 

 

Il y a quelques photos que j’aurai aimé faire et que je n’ai pas faites, trop de représentants du genre humain gravitant autour. Ainsi la roche tremblante, un mastodonte de 137 tonnes, de 7m de long pour 3 de large ou de ce bloc de granit découvert récemment que l’on appelle le champignon en raison bien évidemment de sa forme. Faute de temps ce jour-là nous ne passâmes pas non plus au camp d’Arthus, un oppidum celte datant du 1er siècle avant notre ère et qui servit aux Osismes avant d’être récupéré par les Romains et d’être occupé jusqu’au Moyen-Age. Nous ne fîmes pas non plus la balade le long du canal… Mais une chose est sûre : J’y retournerai !

 


 


 

Le lac. Etendue d'eau artificiel de 15 hectares, elle est alimentée par deux rivières : Kerbizien et Fao (la rivière d’argent). Ce lac fut creusé dans la seconde partie du XVIe siècle pour les besoins de la mine de plomb argentifère de Locmaria-Berrien mais c’est seulement au XVIIIe siècle qu’un canal fut aménagé pour relier le lac à la mine.



23/02/2014
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